dimanche 13 mars 2011

Le phare de la Jument, "l'enfer" de Ouessant

Réputée pour être la plus dangereuse d'Europe, la mer d'Iroise comprise entre l'île de Sein et d'Ouessant est redoutée par les marins du fait de ses courants et de ses récifs. Suite à une succesion de naufrages à la fin du XIXe siècle dont celui du steamer anglais, le Drummond Castle qui heurta la roche des Pierres vertes à l'ouest de Molène dans le terrible passage du Fromveur dans la nuit du 16 au 17 juin 1896; le Ministère des Travaux publics prend la décision de constuire un phare sur le récif d'Ar-Gazec (la jument en breton) en 1904.

Sa construction n'aurait pu se faire sans le leg de Charles-Eugène Potron, membre de la Société de Géographie de Paris au Service des Phares et Balises. Sensible à la sécurité et à la signalisation en mer et marqué par un incident au large de Ouessant (le navire sur lequel il avait embarqué s'est perdu dans le brouillard), il donnera 400 000 francs à celui-ci par voie testamentaire (soit la moitié du coût de l'ensemble des travaux) pour doter la mer d'Iroise d'un phare aussi majestueux que celui d'Ar-Men, situé au large de l'île de Sein, surnommé à juste titre "l'enfer des enfers".


mercredi 9 mars 2011

Le naufrage du Hilda

Que s'est-il passé dans la nuit du 18 au 19 novembre 1905 à l'entrée des "passes" de Saint Malo?

En 1840, avec le développement de la vapeur et du tourisme balnéaire, une compagnie britannique créé la première ligne de navigation régulière entre Southampton, Jersey et Saint-Malo. La London and Southwestern Railway assure le transport de marchandises et de milliers de voyageurs qui débarquent deux à trois fois par semaine des steamers (paquebots à vapeur) sur le quai Saint-Louis à hauteur de la Grande Porte à Saint Malo. La création de cette ligne forme la première colonie anglaise à Dinard, à Saint-Servan puis en front de mer sur le Sillon.

Je ne "suis" pas n'importe qui je relocalise

L'association a décidé de se donner un nouvel élan dans le cadre du jeu "je relocalise" organisé par Produit en Bretagne en modifiant son slogan: Je ne "suis" pas n'importe qui, je relocalise. Nous pensons qu'elle correspond mieux à notre visuel et qu'elle saura séduire le jury. Continuons à voter et retrouvez le prochain article sur Histoires de mer dès ce soir!

Soutenez Memor ha Istor et votez pour son affiche "Je relocalise"

mardi 8 mars 2011

La légende du Bag-Noz

Hé bien non, les légendes bretonnes ne tournent pas toutes autour de Brocéliande et des amours impossibles entre Merlin et Viviane, Memor ha Istor vous dévoile aujourd'hui un côté plus sombre de la culture celte, moins connue mais tout aussi passionnante.

Marin et d'origine Plouguernéenne, mon grand-père, me parlait très souvent des croyances bretonnes; parfois noires, lorsqu'il s'agissait de l'Ankou et des passeurs d'âmes. Parmi ces légendes, les marins connaissent très bien celle du Bag-Noz. Cette "barque de la nuit" pour certains et celle "des morts" pour d'autres est considérée comme le passeur d'âmes des marins noyés chez les celtes. A en croire les textes, ce qui n'est qu'une légende aujourd'hui a été une réelle croyance chez les bretons jusqu'au début du XXe siècle.

lundi 7 mars 2011

Les fortifications Vauban en Bretagne 2/2

"Le fort de Hoedic"

Suite aux travaux d'agrandissements de la Citadelle du Palais à Belle-Île en 1683, Vauban souhaite renforcer la défense de l'île à son sud-est, en édifiant un fort, sur l'île voisine de Hoedic en 1693. Les flottes anglaises et espagnoles convoitent les richesses naturelles du site et occupent régulièrement les lieux. Véritable batterie militaire avec son architecture circulaire, le fort de Hoedic occupe l'extrémité nord-est de l'île. Il résiste un peu plus de 50 ans aux multiples attaques anglaises et s'effondre en 1746. Il sera reconstruit en 1758 puis laissé à l'abandon l'année suivante suite à la défaite navale française contre la Royal Navy lors de la Bataille des Cardinaux.

Redoutant de nouvelles attaques, les autorités militaires y reconstruisent un nouveau fort au XIXe siècle. Fait étonnant, celui-ci n'a jamais été armé, ni occupé militairement; en revanche ses pierres ont servi à construire notamment, le phare des Cardinaux. Le fort abrite en 1881, la première école laïque de l'île puis se transforme en usine de fabrication d'iode avant d'être oublié et réhabilité par le Conservatoire du littoral en 1979. Il reste donc très peu de traces du fort d'origine qui est désormais enfouit sous les dunes.

dimanche 6 mars 2011

Les fortifications Vauban en Bretagne 1/2

Quel est le point commun entre Camaret, Morlaix, Concarneau, Saint Malo et Brest? La marque de Vauban bien sûr, qui face aux attaques britanniques a révolutionné l'architecture militaire et a semé sur notre littoral de multiples fortifications défensives. Il conçoit entre 1667 et 1707, "la ceinture de fer" qui vise à protéger la France des attaques ennemies. Ce fameux pré-carré royal qui vise à améliorer les fortifications de plus de 300 villes et à créer 37 nouvelles forteresses et ports fortifiés.

Sébastien Le Prestre, dit le marquis de Vauban, s'intéresse tardivement à la Bretagne, compte tenu de sa proximité directe avec l'Angleterre; il inspecte une première fois Belle-Île en 1683; deux ans plus tard il visite Brest et sa rade, Ouessant, les Îles d'Houat et de Hoëdic. En 1689, il retourne à Belle-Île et se rend à Saint-Malo et dans la baie de Morlaix. En 1694, il visite à nouveau Saint-Malo, la côte nord et la rade de Brest. En 1699, l'ensemble du littoral breton est doté de citadelles, de Brest à Saint-Malo.

jeudi 3 mars 2011

La mer et ses histoires...

Avant d'inaugurer notre seconde visite sur le thème de la Mer, de la Mort et des Marins lors des Journées du Patrimoine de Pays les 18 et 19 juin, Memor ha Istor vous propose tout au long du mois de mars de découvrir des légendes, des anecdotes et des histoires autour de la mer et des côtes bretonnes. L'occcasion d'en apprendre un peu plus sur la culture et le patrimoine de notre chère Bretagne.

Pourquoi Charles-Eugène Potron est-il si connu à Ouessant? Que s'est-il passé la nuit du 19 novembre 1905 à l'entrée des "passes" de Saint Malo? Quelle est donc la légende du Bag-Noz? Autant de sujets qui sauront vous étonner, parfois vous émouvoir et très certainement vous passionner!

Retrouvez dès demain notre premier article sur les fortifications Vauban en Bretagne.